Rép. : votre reportage sur la violence faite aux femmes
Bonjour,
Merci pour ce commentaire. Bonne chance. Au revoir. Pierre Maisonneuve
>>> “Richard Gauthier”
C’est avec beaucoup de tristesse que j’écoutais le reportage de Sans Frontières ce soir, sur la violence faite aux femmes (mardi 16 nov).
On dit partout qu’on ne veut plus de violence conjugale. Malheureusement, si on laisse la situation actuelle perdurer, les bons sentiments ne changeront rien.
La situation actuelle ? Parmi les sources possibles de déraillements : les doubles standards, c’est-à-dire qu’on n’applique pas la loi de la même façon selon que l’on soit un homme ou une femme en cas de rupture du couple et que des enfants sont impliqués.
Un homme qui a aimé sa femme et qui lui a fait des enfants, pour en être réduit à une solution extrême, il faut qu’il se sente démuni, meurtri et impuissant, blessé, fâché. C’est trop facile et certainement injuste de juger un tel homme, même si on n’est pas d’accord avec la solution qu’il a choisie parce qu’elle est inacceptable, on s’entend.
Mais vous savez, l’homme qui vous écrit ces lignes, on l’empêche depuis maintenant neuf mois de voir ses enfants en bas âge autrement qu’à la Maison de la « Famille », sous supervision, comme un criminel, trois samedi par mois. C’est l’équivalent de 18 heures par mois avec son garçon de 2 ans et demi, et 9 heures par mois avec sa Laurence qui a 18 mois. Sa conjointe le traite de violent, dominateur, etc, même si aucune preuve de violence, aucun geste malheureux n’ait été prouvé à ce jour, ni déposé (et ne le sera jamais parce qu’il n’y en a jamais eu). Bref, dans ce pays de régime de droit si cher à Stéphane Dion, l’homme que je suis est « accusé » jusqu’à preuve du contraire et en vit les conséquences : neuf mois interminables, des coûts astronomiques à débourser pour se défendre contre les calomnies, l’impossibilité de veiller au développement de ses tout petits. Résultat, la pression juridique, la pression sociale et la pression financière sont absolument insupportables. Tous les professionnels consultés, avocats, DPJ, psychologue, SQ, intervenant à la Maison de la « Famille » tous ont la même réponse, abominable : « on peut rien faire, c’est le « système » ».
Ce n’est pas parce que certains hommes ne prennent pas leurs responsabilités parentales qu’il faille automatiquement condamner tous les hommes sans discernement, sans évaluation préalable, sans filtre. De la même façon qu’il serait absolument irresponsable d’affirmer que toutes les femmes sont toutes pareilles car on sait que c’est faux.
Au lieu de lancer des roches ou de tomber dans les bons sentiments, on a un débat important à faire et des solutions à inventer. Parce que c’est pas ça l’égalité de l’homme et de la femme. C’est pas ça la dignité dans un pays évolué.
Il y a des petits bonhommes et des petites bonnes femmes qui ont besoin de leur papa dans ce pays. Tout comme ils ont besoin de leur maman.