Martineau m’a toujours un peu tombé sur les rognons. D’abord je trouvais bien plate à l’époque qu’il remplace Jean Barbe comme rédac-chef à Voir, je concédais à Barbe une qualité d’écriture et un regard très proche du mien. Alors que Martineau…
L’autre point qui m’énerve de sa part, ce n’est pas l’homme, mais le genre de journalisme pratiqué : le chialage. Et à Voir, entre deux pubs, chaque cheuffe de section chiale. Tout le monde chiale. L’opinion au rang de vertu cardinale. Parfois au détriment des faits. Mais les faits, qui s’en soucie?
Cela dit, je l’aime bien Martineau quand il se sert de sa passion du cinéma pour décoder certains faits de société. Comme le faisait admirablement et dans un registre supérieur la plume magnifique et cinglante de Robert Lévesque… Et je l’aime bien aussi quand il aborde la question du rapport entre les hommes et les femmes.
En parcourant son blogue, j’y ai déniché quelques textes dignes d’être relayés, dont celui-ci :
On parle beaucoup du désarroi des hommes, ces temps-ci. Il y a le livre de Mathieu-Robert Sauvé (Échecs et mâles), le colloque sur la condition de l’homme, qui fait tant freaker les féministes… Sans oublier La Vie avec mon père, le beau film de Sébastien Rose.
Tous ceux qui s’intéressent au “vécu” des hommes devraient regarder la série The Sopranos.
Cette télé série produite par la chaîne américaine HBO (et disponible dans tous les clubs vidéo) est considérée par les critiques comme un véritable chef-d’oeuvre. Un journaliste du New York Times a même affirmé que Les Sopranos est la plus grande oeuvre populaire des 25 dernières années, rien de moins!
L’histoire à la base des Sopranos est simple : un parrain de la mafia qui souffre d’angoisse chronique consulte une psychanalyste afin de savoir ce qui ne va pas chez lui. À première vue, il s’agit d’une série policière comme les autres. Mais lorsqu’on l’analyse plus en profondeur, on se rend compte que Les Sopranos est en fait un portrait extrêmement subtil des relations homme-femme.
La suite au ton très juste par ici.