J’ai trouvé ça drôle que l’on s’étonne de ta présence, Carole, à ce GT de F4J Canada.
J’ai trouvé ça drôle et en même temps, j’étais très fière de toi.
J’irais même plus loin. Pendant que j’écoutais ces gens qui ont copié mon histoire (ou est-ce moi qui..?), je pensais à ce soir de décembre funeste où au Continuum (jadis le journal des étudiants de l’université de Montréal) on apprenait stupéfaits pas loin de nous les événements de Poly. Je repensais à certains moments intenses; une force tranquille sans nom où les hommes et les femmes présentes venaient témoigner en silence leur douleur ou leur indignation, sans devoir rien à personne.
Moi, je souhaite ça ardemment aux papas. La présence des mamans, des conjointes, des soeurs à leur côté, à nos côtés. En silence. Calmement, mais fièrement.
C’est pour ça que j’ai deux choses à (re)dire sur ce singulier GT : de un, moi je suis là pour mes enfants, pas pour refaire le monde.
De deux, un mot sur le nom de l’organisation. Nous sommes au Québec ici. C’est kyoute Fathers 4-Justice, mais moi à Saint-Georges, les gars ont beau se promener avec des drapeaux américains, ils vont comprendre et s’identifier à un nom en français. Déjà que parler, pour beaucoup c’est un grand pas. S’il faut le faire sous drapeau britannique… soyons sérieux.
Et l’exemple Greenpeace n’est pas très bien vu en région en général, pour votre info. C’est pas avec un tel parallèle que je vais susciter des adhésions et des appuis solides.
Car il faut être inclusif si on veut être pris au sérieux et permettre aux femmes de se sentir à l’aise de participer à nos efforts : faut pas que ce soit un nique de mâles, c’te affaire là. C’est un combat qui se fera main dans la main. Je crois que c’est là qu’on va faire une différence.
On sera Justice pour les papas, le chapitre québécois de Fathers 4J, c’est toutte.
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Ce que je l’ai réalisé en écoutant ces hommes parler (sur 30 personnes, deux femmes) : la nécessité de faire libre-circuler l’information et de mettre en place les moyens de la retrouver plus aisément. Par exemple, les rapports et les études et tout ce qui se publie sur la question de l’inégalité parentale. La formule blog est parfaite pour ça. Let’s open source, guys.
Le courriel pourra davantage se révéler utile pour tout ce qui est opérationnel.
Nous sommes à l’aube de quelque chose d’important.
Bonjour à vous tous,
Je suis une nouvelle épouse, membre de l’ANCQ et une belle-mère dévouée, au bonheur de son mari et de la fille de son mari. J’ai rencontré mon mari un an après sa séparation d’avec son ex-épouse. Nous nous battons pour les droits de mon mari et de sa fille depuis bientôt cinq ans. Nous nous sommes mariés en juillet l’été passé et je suis enceinte de 17 semaines. Nous formons une belle famille!!
Ce qui est moins drôle, c’est que mon mari a dû aller en cour supérieure et en cour d’appel pour essayer d’obtenir la garde partagée de sa fille (sans succès, vous vous en doutez bien)!
Mince consolation, il a obtenu d’avoir sa fille une journée de plus par deux semaines soit, du vendredi soir au samedi soir, lorsque ce n’est pas sa fin de semaine complète à lui. 9500,00$ que ça nous a coûté en frais d’avocat pour cette si précieuse journée additionnelle (et je dis bien NOUS, car j’ai dû aider mon mari financièrement). Madame sait que j’appuie mon mari à 100% et que je l’ai aidé dans sa bataille depuis le début et je dois dire qu’elle ne m’aime pas du tout à cause de cela. Il y a aussi une autre raison à sa haine envers moi: elle sait que sa fille m’adore que nous sommes très complices elle et moi. De plus, madame est toujours célibataire.
Mais attendez, ce n’est que le début de l’histoire…madame la mère, non contente que mon mari est réussi à obtenir cette journée additionnelle à sa fameuse fin de semaine sur deux, s’est entêtée à faire garder leur fille par des étrangers les dimanches où elle travaille, plutôt que de la laisser au père:'’Tu m’as enlevé mes samedis en allant en cour d’appel, tu m’enlèveras pas mes dimanches en plus!'’ Telle fut la réponse de madame, lorsque mon mari lui demanda pourquoi elle s’entêtait à faire garder l’enfant ailleurs lorsqu’elle travaillait. Belle preuve d’amour maternel, n’est-ce pas? Mon mari lui a dit de regarder ses papiers de jugements comme il faut car ils stipulaient qu’elle devait demander au père de garder l’enfant, avant de demander à qui que ce soit d’autre. Elle lui a répondu en lui riant au nez et en lui disant qu’elle n’était pas obligée.
Mon mari n’a eu d’autres choix que de refaire affaire avec son avocat, afin que celui-ci revérifie le premier jugement (celui du divorce qui accordait la garde complète à la mère et la fin de semaine sur deux à mon mari) et qui, selon l’avocat de mon mari, était toujours valide en ce qui concernait les droits de garde de mon mari lorsque madame devait s’absenter pour une journée. Me Serge Morin, l’avocat de mon mari, a généreusement offert à mon mari d’envoyer une lettre à madame la mère, lui rappelant qu’elle se devait de demander au père de garder l’enfant lorsqu’elle devait s’absenter pour une journée, exemple, lorsqu’elle doit aller travailler le dimanche. Il l’a fait gratuitement cette fois-ci. Il a aussi offert à madame de laisser la petite au père du mercredi au dimanche une semaine sur deux, puisqu’elle veut avoir des fins de semaines complètes avec sa fille (le juge de la cour supérieure avait stipulé dans le jugement de demande de garde partagée, qu’il fallait songer à augmenter graduellement les séjours de l’enfant chez son père) ainsi, comme madame n’arrêtait pas de se plaindre qu’elle n’avait plus de week-ends complets avec sa fille et qu’elle disait à mon mari qu’elle le trouvait vraiment chien de lui refuser de lui laisser la petite un week-end sur deux durant la période estivale, ça a semblé à mon mari et à son avocat, une bonne solution de lui offrir de prendre l’enfant du mercredi au dimanche une semaine sue deux, afin que ce soit juste et pour l’enfant et pour les deux parents (mais selon madame la mère, mon mari aurait dû accepter en toute logique ce qu’elle lui demandait, alors qu’elle-même venait de lui refuser la garde partagée et qu’il venait de payer 9500,00$ pour obtenir cette fameuse journée additionnelle) du front tout le tour de la tête l’ex-femme de mon mari, non?!
Bref, elle a dû prendre connaissance de la lettre de l’avocat de mon mari ce vendredi qui vient de passer car, lorsque mon mari a été reconduire la petite chez sa mère samedi midi (il y avait un 15e anniversaire de mariage dans la famille de madame et mon mari lui a accordé de lui laisser leur fille à midi au lieu de 19h00), madame était au téléphone, dehors, et elle nous regardait mon mari et moi avec des fusils dans les yeux et elle disait à son interlocuteur:'’Ouin…ouin…inquiète-toi pas, j’respire par le nez…'’ En tous cas, elle ne pourra pas dire qu’elle n’aura pas couru après cette lettre d’avocat qui lui rappelait de respecter les droits du père!!!
Nous croyons, mon mari, la mère de mon mari et moi-même, que madame a de sérieux problèmes psychologiques pour s’acharner à toujours mettre les bâtons dans les roues au père, qui veut demeurer présent dans la vie de sa fille et participer activement à son développement émotionnel, émotif, psychologique et affectif. Voyez-vous, nous ne trouvons pas normal non plus que cette mère, à qui la garde exclusive a été accordée, amène sa fille de 7 ans voir ‘’Aurore'’ au cinéma (vous savez, la nouvelle version d’Aurore l’enfant martyre) et dans quel but l’a-t-elle fait? Parce que c’est instructif pour une enfant de 7 ans de démontrer que ça existe des enfants qui se font battre par leur belle-mère??
Mon mari n’a plus la force de se débattre avec les avocats et les juges et n’a plus les moyens financiers non plus pour se défendre et de défendre les droits de sa fille. Et en attendant que la maudite loi sur le divorce change, c’est ma belle-fille qui est la principale victime dans cette histoire; elle n’est certes pas victime d’abus et de violence physique de la part de sa ‘’mère'’, mais psychologiquement, moralement et affectivement, maman ne l’épargne pas en la privant volontairement de papa et en lui refusant de lui accorder des dodos de plus chez papa sans aucune bonne raison lorsque la petite le lui demande et elle ne l’épargne pas non plus, lorsqu’elle impose à sa fille, les visions d’horreur que contient le film ‘’Aurore'’!!
Quels sont alors, les derniers recours de mon mari, puisque les juges donne bénédiction à madame, si bonne maman, encline à encourager et à favoriser les contacts avec le papa (je suis ironique, bien sûr) et que madame refuse de faire faire une étude psychosociale pour le bien de l’enfant, en disant qu’elle est normale et qu’elle n’a pas besoin de ça??
En enfin, quels sont les chances que ma belle-fille puisse enfin avoir prochainement, sans que papa ait à passer par la cour, le droit d’aimer son papa et d’être avec lui autant qu’avec sa maman?!
Shirley Christensen, épouse et belle-mère comblée, mais triste des malheurs vécus par deux êtres qu’elle aime, à cause d’une maman malade dans son coeur et dans sa tête.
Comment by Shirley Christensen — July 18, 2005 @ 3:41 pm