Quand cesseront les doubles standards en matière de questions familiales au Québec ?

Selon le jugement de la Cour Supérieure émis en avril 2005 à Saint-Joseph de Beauce, Roy et Laurence peuvent voir leur papa une fin de semaine sur deux, du jeudi 18h au dimanche 18h. Dont cette semaine.

Or, qu’est-ce que j’apprends tantôt ? Madame décide de contacter son avocat et me refuser selon son conseil de voir mes enfants cette fin de semaine. Elle aurait des raisons de croire, dixit la Sureté du Québec à qui j’ai parlé en soirée, que Monsieur maltraite “ses” enfants. Il me faut donc contacter demain vendredi un avocat à 150 $ l’heure pour répondre à une autre insignifiance, alors que la maman bénéficie, elle, de la protection accordée par l’Aide juridique québécoise.

C’est quand même spécial : le papa maltraiterait ses enfants, mais la maman attend deux semaines après le dernier “droit” de visite pour porter plainte !

Le contexte est parfait : il faut savoir que de un, je ne peux pas contacter mon avocat car je suis actuellement en appel devant le Syndic du Barreau pour une plainte à l’égard de l’avocat chargé de me présenter dans cette cause. De deux, n’ayant plus d’emploi depuis la mi-mars, je n’ai pas les moyens d’aller chercher un autre avocat, d’autant qu’avec le dernier en lice, une procédure est en cours. De trois, j’ai demandé l’aide de l’Aide juridique locale qui me répond que j’ai fait trop d’argent en 2006, donc qu’ils peuvent pas m’aider. Alors je fais quoi ? Je suis censé faire quoi ?

L’autre point : n’ayant plus de revenus, je ne peux donc plus verser la même généreuse pension que la madame recevait tous les mois pour ses enfants. Autre preuve que “mon” avocat n’a pas fait sa job : le jugement établissant la garde des enfants prévoit le cas où les revenus de Monsieur augmentent, mais pas s’ils diminuent ! Je dois donc retourner en cour pour demander au juge d’accepter une diminution de pension pour les petits, sans quoi le service de perception des pensions alimentaires va m’envoyer huissier pour éventuellement saisir mes biens !

Ça va bien.

Comme je disais à l’agent de la SQ il n’y a pas une heure, si moi je décidais de mon propre chef de ne pas respecter le jugement de la Cour Supérieure, me croyez-vous que la SQ serait déjà devant la porte pour me faire entendre raison, et qu’on m’accuserait de ne pas respecter le jugement ?

Quand vont donc cesser ces doubles standards ?