Marie Plourde, Journal de Montréal, QuebecorJe ne lis pas systématiquement le Journal de Montréal. Ni incidemment le réseau Canoe, farouchement bavard et déroutant.

J’aperçois donc plusieurs semaines plus tard la perche tendue par Marie Plourde en mars 2006 dans sa chronique :

Face à l’incompréhension totale qui règne entre les hommes et les femmes, pourquoi ne pas faire un effort et montrer que nous ne sommes pas toutes bouchées?

J’offre donc une partie de ma chronique à ces hommes qui cherchent des tribunes, mais qui n’en trouvent pas à moins faire des coups d’éclat. Comme la plupart de mes collègues mâles craignent de se faire traiter de masculinistes et préfèrent passer plus de temps aux batailles sur la glace des arénas à celles qui se livrent sous nos toits, je tends la main.

Que voilà une belle initiative. C’est de la graine de prix Nobel cette idée.

Profitons-en alors pour labourer. Car ce n’est pas l’incompréhension totale qui règne entre les hommes et les femmes, Marie. C’est l’incompréhension totale qui règne entre une personne responsable et une personne qui ne l’est pas.

Sans tomber dans le bashing aveugle, c’est pas normal qu’il n’y ait pas un mécanisme qui examine de plus près les allégations des mamans dans les cas familiaux.

Toute cette judiciarisation lourde et coûteuse se fait au détriment du papa qui doit défrayer tous les montants pour tout… ou presque ! La maman-victime bénéficie de la protection de l’Aide juridique sans frais et des autres ressources de l’État. C’est bien correct qu’elle y ait droit, mais… Et comme si toute cette pression n’était pas assez, on empêche au papa de veiller le plus régulièrement et normalement qui soit auprès de ses tout-petits. Comme s’il était un criminel, alors qu’il n’est accusé de rien !

Il ne viendrait à personne de sensée de refuser à la mère sa place auprès de ses enfants.

Pourtant, on le fait pour le papa. À tour de bras.

Comme si c’était normal. Comme si le papa n’avait absolument rien à dire, disqualifié.

“C’est un homme.”

Depuis avril 2004, je me sens comme devaient se sentir les Noirs devant les forces de l’ordre il y a cinquante ans. C’est comme si j’étais un être inférieur, pouvant être arrêté pour un oui ou pour un non. “Les hommes et les femmes sont à égalité devant la Cour du Québec” m’a fait l’avocat. C’est la première chose qu’il m’a dite en entrant dans son bureau, en tenant une main au plus haut, et l’autre, au plus bas.

C’est pas normal.

Pour un meilleur-être des familles, il faut poursuivre ce dialogue, pardi.

Pour écrire à Marie Plourde : mplourde @ journalmtl com (sans les espaces)

Merci Égalitariste.

campagne papa t aime - Fathers for justice Québec