20th June 2006 @ 11:47 am

Il y a des choses intéressantes à lire dans les chroniques sur le thème ‘Paternité’ de l’Association suisse Père pour toujours Genève.

Dont cette charmante énumération des 1001 raisons d’être père de Jean-François Lisée dans le magazine L’Actualité, parmi lesquelles quelques perles :

Raison 67 : À cinq ans, elle nous fait une petite régression. Elle veut qu’on l’aide à manger à la cuillère. On refuse. Son frère, deux ans, se désole de la situation. Il s’extirpe de sa chaise haute et, cuillère à la main, nourrit sa grande sœur. Ce qui a durablement réglé le problème.

Raison 650 : Il nous annonce que, demain, la garderie se rend à la planète Arium.

Raison 33 : On refait connaissance avec soi-même. Par les enfants, on revoit l’enfant en soi, les sentiments qu’on avait oubliés, les engouements, les angoisses, les petites joies et les grandes découvertes. On jette un regard attendri sur son propre passé et on redécouvre ses propres parents. Ils sont devenus des complices, nous sommes entrés dans leur club: celui des parents. Nous sommes enfin à leur échelle et eux à la nôtre. On les aime autrement, mieux.

Fathers for Justice Québec

15th June 2006 @ 10:41 am

Riche idée à quelques jours de la fête des pères, Les 400 coups publient un collectif dirigé par Jeanne Painchaud, qui a collaboré à une douzaine de collectifs, en plus de s’être beaucoup intéressée aux haïkus, ces petits poèmes d’origine japonaise qui sont des chefs d’œuvres de concision.

Cette fois, c’est un collectif sur les relations filles-pères qu’elle a dirigé : dans Histoires de pères, 15 femmes de toutes sortes d’horizons culturels parlent de leurs pères : des femmes comme Isabelle Cyr et Monique Giroux, Hélène Pednault et Paule Brière, Francine Chicoine et Sylvie Laliberté. Autant de filles, autant de pères différents à raconter.

Histoires de pèresIl y a…

Les pères complices

Les pères oublieux

Les pères adorés

Les pères alchimistes

Les pères étrangers

Les pères aimants

Les pères capricieux

Les pères analphabètes

Les pères modèles

Les pères mécréants

Les pères Noël

Les pères silencieux

Les pères fantaisistes

Les pères passionnés

Les pères chaleureux

et des femmes qui se sont rappelé, avec émotion et légèreté, qu’elles étaient aussi des filles, pour raconter leur père d’hier et de maintenant.

Jeanne Painchaud et Louise Bombardier en entrevue à l’émission Retour sur le monde, SRC Québec.

Histoires de pères selon Google.

14th June 2006 @ 4:46 pm

Dans la foulée de l’affaire de Mario Morin, Claude Poirier à LCN demande au gouvernement de financer les organismes qui aident les hommes et les pères.

Fathers for Justice Québec

13th June 2006 @ 5:14 am

Pierre Bourgault à Indicatif Présent chez Marie-France Bazzo, dans un billet radio intitulé L’école des filles en septembre 2002.

2nd June 2006 @ 3:46 pm

Il y a les pères engagés, séparés. Les pères heureux ou enragés. Ceux qui grimpent sur le pont Jacques-Cartier et ceux qui restent au foyer. Les pourvoyeurs et les absents. Portrait d’une paternité en profond bouleversement.

Dans Le retour des pères par Pierre Cayouette, publié dans L’actualité du 15 juin 2006. Part d’un dossier sur la paternité qui mérite approfondissement et des suites.

À quoi sert un papa?


2nd June 2006 @ 1:55 pm

Je viens de recevoir par courriel par l’entremise du mouvement Égalitariste la reproduction d’un billet intitulé Ne pas tomber dans le panneau signé par Francis Dupuis-Déri dans le journal Alternatives dans son édition de juin 2006.

Le monsieur reproche à Marie Plourde du Journal de Montréal d’être tombée dans le panneau de ces hommes “[qui se disent] victimes de discrimination” en leur tendant la perche. “Une affirmation absurde dans une société où ce sont encore des hommes qui dirigent seuls (ou presque) les gouvernements, les partis politiques, les grandes entreprises et les banques, les médias, les églises, l’armée et la police, et même la mafia et les bandes de rue.”

On parle de la sphère familiale, là, pas du monde entier, faut pas tout mélanger.

Ma première réaction à chaud, dans un Van Houtte à l’angle des rues de La Couronne et Saint-Joseph, dans cette vieille capitale en pleines mutations, c’est de demander à M. Dupuis-Deri de remplacer le terme “hommes” dans son texte par “Noirs”, “Amérindiens”, “femmes”, “cyclistes”, “punks”, “propriétaires de Hummer”. Et qu’il se relise.

Ma seconde réaction en est un d’étonnement face à ce texte provenant d’un “chercheur en science politique au Massachusetts Institute of Technology” dont l’argumentation repose sur des amalgames si douteux et un argumentaire si pauvre.

C’est d’autant plus étonnant que ce texte paraît dans Alternatives, un journal qui “travaille pour la justice et l’équité dans les relations entre les individus et les communautés” et qui “s’intéresse, depuis près de dix ans, aux grands enjeux qui bouleversent la planète et s’adresse à toutes les personnes qui ont soif d’information et entendent réfléchir sur le monde qui se fait”. Qui plus est, ce journal est inséré dans Le Devoir, un média reconnu pour sa probité intellectuelle.

Ma troisième réaction, c’est de dire aux gens de Fathers for Justice et du mouvement Égalitariste de ne pas “tomber dans le panneau” à leur tour. De qualifier le texte de M. Dupuis-Deri de texte haineux, c’est lui faire beaucoup d’honneur et surtout bien improductif. Ce n’est pas avec des injures et des “paw paw t’es mort” que les papas responsables pourront prendre soin de leurs tout-petits sans devoir se justifier face à tout le monde et sa mère.

Dans son texte, Francis Dupuis-Déri reprend l’argument principal employé par tous les gens qui “défendent” l’état actuel des choses, à savoir que “dans les faits, environ 80 % des cas de séparation et de divorce se règlent à l’amiable et les pères laissent à la mère, dans la très grande majorité des cas, la garde des enfants. Les pères interdits de voir leurs enfants sont des exceptions.”

Exceptions, exceptions, je vais dire ça la prochaine fois (si prochaine fois il y a) à mon garçon de quatre ans qu’on ne peut pas se voir aussi souvent, nous sommes dans le camp des exceptions, mon chéri. Je dis : si prochaine fois il y a, car je n’ai pas vu mes Tourlous depuis cinq semaines sans raison sérieuse et je ne sais toujours pas quand je vais devoir retourner en Cour pour demander à ce que la maman respecte l’ordonnance de garde.

Par ailleurs, moi j’aimerais bien savoir si quelqu’un quelque part épluche ces cas afin d’obtenir des chiffres crédibles et plus près de la réalité. Car ça a l’air que ça va prendre des statistiques afin de justifier qu’un enfant, ça a aussi besoin de son papa.

Et puis, il reste tout de même 20 % d’exceptions qui ne se règlent pas à l’amiable. Tous ces hommes impliqués dans ces causes, ce sont tous des Marc Lépine en puissance, évidemment. Tous violeurs en série et pédophiles potentiels, tout de même.

Fathers for justice Québec

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