Nouvel épisode dans cette saga surréaliste : passage en Cour supérieure du Québec pour faire modifier le montant de la pension alimentaire notamment et pour me défendre contre les fausses allégations de madame selon lesquelles je frapperais mes Tourlous. Après la Cour de Saint-Joseph en Beauce, cette fois-ci c’était à Montmagny parce qu’elle est déménagée de son patelin d’origine où nous étions déménagés après la naissance de fiston en 2002. Ce sera où la prochaine fois? Gaspé ? Rouyn ?
Madame n’a pas de témoins pour corroborer ses dires, mélange les dates, fait intervenir pour je ne sais quelle raison son nouveau chum qui la contredit de façon flagrante sur deux points essentiels, soit la durée de leur union et la façon qu’ont les enfants de me désigner moi leur père, et lui son chum. Et elle fait dire à Roy et Laurence des choses, en pensant peut-être que je vais me venger sur eux ? Pauvre maman ! Le temps des manipulations va finir par faire son temps.
Je ne savais pas que je pouvais inviter des témoins, et je n’avais pas été avisé qu’il y en aurait (je me défends sans avocat désormais). Quand l’avocate de madame a annoncé le passage de son témoin, j’étais pour le moins déstabilisé. J’ai donc demandé alors à la juge si je pouvais moi aussi produire des témoins, enfin, un témoin, mon père. Pour une raison bien simple : l’analyse psycho-sociale que j’avais demandée au début afin de mettre un peu d’ordre dans tout ça, eh bien elle met en cause mon père car le psy en question n’a pris que la version de la “pauvre victime”. Et c’est écrit noir sur blanc dans son rapport que je serais comme mon père, violent et méprisant et bla bla bla. Or, le psy en question n’a jamais croisé mon père ! Et mon avocat en mai 2005 n’a jamais voulu faire témoigner mon père, prétextant qu’il aggraverait mon cas par sa position extrémiste !
Devant la juge :
- Monsieur (je m’adresse à mon père), le psychologue André Veilleux est-il déjà entré en contact avec vous?
- Non.
- Il ne vous a jamais contacté par téléphone ?
- Non.
- Ni rencontré, ni par fax, rien ?
- Rien.
- Vous êtes au courant qu’André Veilleux vous prend à partie dans son rapport final qui a pris huit mois à accoucher, mais il ne vous a jamais contacté de quelque manière que ce soit pour établir son rapport qui était un des éléments majeurs pris en considération par le juge en avril 2005 pour établir sa décision ?
- Non.
- Merci Monsieur. Je n’ai pas d’autres questions.
La procureure adverse était rouge de colère, mais elle n’avait aucune question pour mon témoin. Elle pouvait bien ruer et me piocher dessus avant, pendant et après, les faits sont têtus.
J’attends toujours le jugement, mais une chose est certaine, ce que je n’aurais jamais osé fantasmé obtenir, soit de mettre à mal l’analyse psycho-sociale et son auteur qui devenait le témoin le plus important dans toute cette histoire après la maman et le papa, voilà qui est fait. Nous aurons droit à une nouvelle analyse psycho-sociale.
Nous revenons donc à la case départ, c’est-à-dire en avril 2004 et… 30 000 $ plus tard.
À ce compte et devant ce (rare) succès devant la Cour à Montmagny, avoir su, je me serais défendu seul depuis le début !